QUI EST-CE? Quim Torra

Il y a dix jours, la catalogne retrouvait une certaine stabilité. Quim Torra, proche collaborateur de l’ancien président Carles Puigdemont prend les rênes du gouvernement. Ce novice en politique a déjà annoncé sa volonté de poursuivre le travail sur l’indépendance. 

 

Quim Torra
@PAU BARRENA AFP

Son élection était prédite. Quim Torra a tenté une première investiture, soldée par un échec. Lundi dernier, il l’a réussi, en obtenant 66 voix contre 65. Il devient le nouveau président du gouvernement régional de la Catalogne. Pour autant, la ligne politique semble garder le même cap. Quim Torra l’a annoncé qu’il souhaitait rester  » fidèle au mandat du 1er octobre: construire un Etat indépendant sous forme de République« .

Un novice en politique

Élu député en décembre 2017, lors des dernière élections, Quim Torra débute en politique. Avocat de formation, il a travaillé pendant près de 20 ans pour les assurances suisses Winterthur avant de revenir en Catalogne et de rejoindre le mouvement indépendantiste.

Il se consacre alors à l’écriture d’articles et d’essais politiques, notamment en créant la maison d’édition A Contra Vent. En 2009, il est honoré du prix Carles-Rahola, l’un des prix littéraires de Gérone.

 

Un président de substitution 

Il doit notamment son investiture à son profil d’indépendantiste radical et au fait qu’il ne soit remis en cause dans aucune procédure pénale, contrairement aux  trois prédécents candidats : Puigdemont, Sanchez et Jordi Turull. Le nouvel homme à la tête de la Catalogne a déjà fait savoir qu’il suivrait les instructions de son prédécesseur, Carles Puigdemont.

Quim Torra définit lui-même son mandat de « provisoire » en attendant le retour de l’ancien président. En accord avec ce dernier, il ne pourra notamment pas utiliser le bureau de la présidence au palais de la Généralité de Catalogne. Il a déjà fait savoir qu’il souhaitait « internationaliser le problème catalan » soulignant une nouvelle fois le silence de l’union européenne.

Un homme politique très critiqué

Ces différentes prises de position tout au long de sa carrière professionnelle lui ont valu de nombreuses critiques. Après son investiture, certains de ses anciens messages sur tweeter ont refait surface, notamment des post anti-espagnols. Certains de ces articles entre 2011 et 2012 ont été publiés par les médias, dans lesquels ils décrient les espagnols comme « bêtes », « charognards », etc. Il a souvent été décrit comme un « xénophobe régionaliste » par ses opposants politiques.

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