Youth for Peace – « Maintenant, j’ai envie de faire encore plus de choses »

La semaine dernière, 400 citoyens entre 18 et 22 ans se sont rencontrés lors de l’évènement du Youth For Peace, à Berlin. Répartis en 20 groupes, ils ont travaillé ensemble pendant trois jours à la réalisation « d’idées pour la paix ». Étudiante à Lille, Laure a participé à la rencontre et souhaite désormais s’investir à l’échelle européenne. Rencontre.

« Nous parlons toujours des différences entre les personnes de divers pays et cultures mais nous avons beaucoup plus de choses en commun », explique la jeune française.

 

La fraicheur hivernale pointe le bout de son nez à l’auberge de Jeunesse de Berlin, en cet après-midi de novembre. Les 17 participants d’un groupe de travail commencent à arriver. Une jeune française entre à son tour dans la salle et s’installe pour le début de ce nouvel atelier. Âgée de 18 ans, Laure écoute avec attention ce premier exercice de l’après-midi. Ils apprennent des mots en trois langues différentes, avec toujours l’anglais comme référence. « Venir à cette rencontre internationale était une occasion pour moi de sortir de ma zone de confort. J’allais devoir parler anglais, allemand et rencontrer des personnes de toutes cultures », sourit l’étudiante, en étude de Sciences Politiques à Lille. À travers les trois jours d’ateliers, avec ses camarades elle va constituer une « idée pour la paix ». Leur projet ambitieux est de réaliser une semaine de workshop à une échelle européenne puis internationale, pour parler de paix au sein des cités scolaires.

 

« Le thème m’a intrigué »

Laure fait partie de 400 citoyens du monde retenus pour la rencontre. Sa candidature s’est réalisée en ligne comme tout le monde à la fin du mois de Juin. Des questions étaient notamment posées en rapport avec sa motivation, son engagement citoyen, sa connaissance en histoire et ses capacités linguistiques. C’est au cours des vacances d’été qu’elle a appris sa sélection au Youth For Peace. « J’étais contente d’être retenue mais j’avais une certaine appréhension. Quand je suis arrivée et j’ai vu autant de jeunes, j’ai été impressionnée », rigole t-elle. « J’appréhendais un peu au niveau de la barrière de la langue même si j’ai de bonnes connaissances. Mais finalement cela s’est bien passé même si parfois avec la fatigue, les mots s’emmêlaient un peu ».

Sa volonté de participer à l’évènement vient d’une certaine curiosité envers le thème de la guerre. Selon Laure, le sujet a disposé d’une place récurrente à travers ses études, d’où son intérêt. Mais cela n’en devient pas pour autant une passion.  « Le thème m’a intrigué. C’était par curiosité que je me suis inscrite et la rencontre a renforcé mon idée de la guerre. Mais d’un autre côté, après ces quatre jours à travailler sur des idées de paix et de guerre, découvrir de nouvelles histoires,  je ne peux toujours pas donner une seule définition de la guerre ». 

D’un engagement local vers un engagement européen

« Je suis aujourd’hui au com J de l’anacej (conseil de jeunes national) où l’on discute de propositions à plus petites échelles. Avec ma participation à ce congrès, je m’attendais à ce qu’il y ait encore plus d’échanges d’idées. Pas forcément pour que nous changions l’Europe mais des idées à plus grande échelle« , explique Laure. Investie depuis ses 14 ans dans la vie locale, elle pense désormais s’investir autrement. Elle y avait déjà pensée avant, mais la rencontre du Youth For Peace lui permet de sauter le pas.

La jeune femme a toujours porté un certain intérêt pour les questions européennes, les rencontres interculturelles mais l’Union Européenne semble parfois un peu lointain. « Au niveau scolaire nous discutons de l’Union Européenne, de l’Europe mais cela nous semble très loin, nous ne nous sentons pas vraiment européen. Mais à l’occasion de mes dernières vacances j’ai voyagé à travers l’Union et j’ai rencontré des gens, là j’ai gagné ce sentiment d’identité « . Ce ressenti s’est amplifié avec sa collaboration tout au long des ateliers à Berlin. « L’un de mes meilleurs souvenirs de cette rencontre restera les amitiés que je me suis faite notamment avec un arménien, un algérien et une polonaise, nous étions souvent ensemble. Je souhaite les conserver en dehors de l’évènement ». Suite au Youth For Peace, Laure part avec de nouvelles idées de collaborations comme créer davantage de projets de coopérations ou bien encore la réalisation de jumelages qui sont « très riches en échanges de cultures« . Elle tient à souligner, « l’Europe est une force présente ici à travers les esprits de 500 jeunes réunis ».

 

 

 

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